Federico Puggioni 1

Un guide touristique de Stockholm pas comme les autres....

Vous avez sûrement eu l’occasion de croiser un guide touristique classique avec un petit drapeau dans la main, avec un parapluie fermé, une pancarte de reconnaissance ? Vous voyez l’image ?  Bien.

Vous avez peut-être même participé à l’une de ces visites guidées traditionnelles où l’on vous assomme de dates, de noms de personnages historiques et de termes techniques. Beaucoup d’informations assez faciles à obtenir dans les guides papier ou même en ligne ? Très bien. 

Alors voilà à peu près tout ce que je ne fais pas, durant mes tours et je vais vous expliquer pourquoi. 

D’abord, je dois avouer que je ne suis pas très fan de tourisme de masse. Je n’aime pas les groupes trop nombreux et sans cohésion, avec des participants qui n’ont ni le même projet de voyage ni ne se connaissent entre eux. Je déteste la cohue, la confusion et le stress. Mais aussi les timings trop serrés et les programmes trop denses.  

Je n’aime pas non plus me répéter et réciter par coeur ce que j’ai appris dans les livres. Je ne le faisais même pas à l’école. Je suis allergique à la monotonie, et j’aime l’authentique et l’original.

Ce que je propose dans mes tours est quelque chose de complètement différent  de ce à quoi nous avons tous été habitués. La raison en est assez simple : moi-même, en tant que touriste, j’ai souvent trouvé ennuyeuses et peu satisfaisantes certaines expériences auxquelles j’ai participé.  Pourquoi infliger à mes hôtes une telle chose ? « Non, il n’en est pas question, je vais faire à ma façon ! » me suis-je dit plusieurs fois.

J’aime raconter purement et simplement l’histoire de la ville de Stockholm et celle de la Suède : leurs  trésors cachés, leur indubitable charme et leurs points forts.  Mais je n’omets jamais d’évoquer le revers de la médaille , les nombreux défauts et problèmes, les nombreux paradoxes et contradictions, toutes ces nuances et subtilités que seul un résident installé depuis de nombreuses années peut connaître. J’aime faire des parallèles, créer des ponts de manière à ce que les tours aient une logique et une cohérence globales, je ne mélange jamais deux choses qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre. J’essaie d’avoir une approche la plus pédagogique possible : pour cela, la passion de la transmission et de l’enseignement m’ont aidé et continuent de m’aider.

En résumé, je me considère comme un guide touristique un peu différent, et ce même si le terne de « guide touristique » ne me plaît pas tant que ça. C’est un terme que je respecte sincèrement mais qui ne reflète pas vraiment ma façon d’exercer cette belle profession. Je me considère plus comme un guide pour voyageurs,  un compagnon de voyage et un ami capable de raconter la vie et le quotidien ici du point de vue d’un italien naturalisé suédois 

PS: Et si, parfois, moi aussi j’utilise la pancarte de reconnaissance c’est pour tenter de masquer ou compenser ma hauteur différente de géant. 

Mon parcours en bref...

Lorsque j’ai quitté Cagliari, j’avais tout juste passé l’adolescence. Je voulais étudier et découvrir le monde mais je n’ai finalement pas eu le temps de voyager très longtemps. Après une petite halte à Bologne, puis à Copenhague, j’ai été capturé par une jeune suédoise qui ne m’a plus laissé repartir.

guida italiana a stoccolma
Moi en 2006, la première fois à  Stockholm

C’est ainsi qu’en 2006 j’ai débarqué dans la capitale suédoise. Au départ cela n’a pas été un coup de foudre, j’ai dû l’apprivoiser, et m’intégrer dans cette nouvelle culture. J’ai dû faire quelques efforts pour comprendre et pour apprendre. Petit à petit, Stockholm est devenue ma ville, mon port d’attache, l’endroit que je cherchais pour replanter ces racines perdues, et non sans douleur, quelques années auparavant. J’étais devenu adulte.

J’ai alors arpenté Stockholm de long en large pendant des années. En marchant pendant des kilomètres, j’ai aussi assouvi ma passion pour la photographie et pour l’histoire des lieux, J’ai découvert une ville dont je suis tombé éperdument amoureux. Un amour raisonné, conscient des qualités et des défauts, un amour fait de caresses mais également de coups de poing.

Ensuite j’ai un peu suivi mon instinct : le métier de guide touristique de Stockholm m’a attiré, titillé et finalement ce fût une évidence. J’avais besoin de partager et raconter mes sentiments et mes sensations, je voulais montrer aux autres ce que j’avais découvert là-haut. Je suis alors parti à la recherche d’informations, je me suis mis à échanger avec les gens, je me suis mis à étudier. J’ai suivi un cours et travaillé quelques années comme guide pour une agence locale.

Et ce que j’imaginais s’est produit ! Je n’oublierai jamais les jolies paroles prononcées par de nombreux visiteurs et visiteuses à la fin de mes tours guidés. Je n’oublierai jamais les chaleureuses poignées de main et les regards plein d’émotion de ceux qui avaient saisi la passion qui animait mon travail. A toutes ces personnes, à vous, je serai toujours reconnaissant de ces merveilleux moments.

La suite de l’histoire … A un bon salaire, j’ai préféré la dignité, à un tourisme sans âme et tourné uniquement vers le profit, j’ai préféré la qualité d’un tourisme fondé sur la générosité et l’envie de partager. J’ai donc démissionné de l’agence avec laquelle je travaillais, j’ai rassemblé quelques idées que j’avais et j’ai fondé StockholMania Tours.

Le terme même de “guide touristique” ne me plaît pas beaucoup. Je me sens avant tout un compagnon de voyage, un guide « de rue » comme l’a si bien dit un de mes clients. Un ami capable de raconter la vie quotidienne dans ce royaume nordique, avec un angle de vue particulier : celui d’un italien résident à Stockholm.

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